Voyage of the damned (1976)

Synopsis : « Le 13 mai 1939, le paquebot « Saint Louis » quitte le port de Hambourg avec à son bord 937 juifs expulsés d’Allemagne. Sous les ordres du capitaine Gustav Schroeder, il doit rejoindre La Havane.Mais, après plusieurs tractations dans les bureaux du gouvernement corrompu de Cuba, le débarquement est interdit. Refoulé des eaux territoriales des Etats-Unis par les garde-côtes de Floride, le « Saint Louis » rebrousse chemin pour rejoindre l’Europe. Le voyage avait été organisé par les nazis dans un but de propagande, pour démontrer au monde que les juifs sont indésirables partout. A bord, la révolte succède au découragement. Certains passagers se suicident, d’autres tentent de s’emparer du navire. Finalement, après des jours d’attente, et alors que le capitaine Schroeder avait décidé de simuler un naufrage en faisant échouer son navire sur la côte du Sussex, un accord pris entre l’Angleterre, la France et la Belgique, autorise le bateau à accoster dans le port d’Anvers. Les deux tiers des passagers seront déportés et périront dans les camps de concentration nazis pendant la seconde guerre mondiale. » (Les fiches de Mr. Cinéma)

Titre français : Le Voyage des damnés – Titre original : Voyage of the Damned – Réalisation : Stuart Rosenberg – Scénario : David Butler et Steve Shagan d’après le livre « Voyage of the Damned » de Gordon Thomas and Max Morgan-Witts – Musique : Lalo Schifrin – Photographie : Billy Williams – Costumes : Phyllis Dalton – Pays d’origine :  Royaume-Uni – Producteurs : Robert Fryer, William Hill – Format : couleur – Durée : 182 min. & 155 minutes…

Distribution : Faye Dunaway (Denise Kreisler), Max von Sydow (Captain Schroeder), Oskar Werner (Professor Egon Kreisler), Malcolm McDowell (Max Gunter), Orson Welles (José Estedes), James Mason (Dr. Juan Remos), Lee Grant (Lili Rosen), Katharine Ross (Mira Hauser), Ben Gazzara (Morris Troper)…

Dates d’exploitation : Espagne (20 Décembre 1976), USA (22 Décembre 1976), France (02 Mars 1977), Suède (14 Mars 1977), Finlande (01 Juillet 1977), Japon (27 Août 1977), Turquie (Septembre 1977), Danemark (12 Septembre 1977), Mexique (06 Octobre 1977),  Brésil (31 Octobre 1977), U.K (03 Novembre 1977), Irlande (18 Novembre 1977), Colombie (23 Février 1978), Allemagne (TV) (11 Mars 1979), Autriche (TV) (30 Avril 1979), Allemagne de l’Est (29 Février 1980)…

Titres alternatifs : Argentine/Espagne : El viaje de los malditos – Brésil : A Viagem dos Condenados – Colombie : El viaje de los condenados – Danemark : S/S St. Louis – Skibet som fik verden til at skamme sig – Finlande : De fördömdas resa, Kirottujen laiva – France : Le voyage des damnés – Hongrie : Elátkozottak utazása – Italie : Il viaggio dei dannati,  La nave dei dannati – Mexique : El viaje de los condenados – Norvège : De fordømtes reise – Pologne : Rejs wykletych – Portugal : A Viagem dos Malditos – Suède : De fördömdas resa – Turquie : Lanetliler gemisi – Allemagne (TV) : Reise der Verdammten

Notre avis : Stuart Rosenberg, ne serait-ce que pour « Luke la main froide » (1967) c’est Top Respect. Tu mates ça gamin, t’es baisé. Là on s’adresse aux parents cinéphiles branchés soirées en famille, y’a deux films à éviter avec les mioches de toute urgence et pour longtemps : « Vol au-dessus d’un nid de coucou » (1975) et « Luke la main froide » (1967). Sinon c’est mort. Le petit, impossible d’en faire un flic, un curé ou un chef d’Etat après. Ou bien c’est qu’il aura ça dans le sang, une vocation, un sacerdoce, on discute pas. « Les dents de la mer », « Les feux de la rampe », ce que vous voulez, « Brain Dead », tout Friedkin, mais surtout pas le Newman ou le Nicholson, t’es dingue ! De Rosenberg, déjà « Brubaker » (1980) c’est limite mais ça passe … « Brubaker » ç’en fera pas un désaxé, c’est sécure, dans le pire des cas le gamin entretiendra une légère défiance vis-à-vis du système carcéral, refusera de visiter l’Arkansas, mais ça empêche pas non plus d’aller pointer quand on bosse à Aulnay. Sinon, Rosenberg toujours, « Avec les compliments de Charlie », « Amityville, la maison du diable » (1979), celui avec Mickey Rourke à Greenwich Village, tout ça c’est complètement inoffensif, un peu chiant, mais comme le cinoche c’est toujours un peu chiant, ça va. Et puis le Gemser qui nous intéresse ici, « Le voyage des damnés » donc, daté 1976. Alors lui il pose problème. Déjà parce que lorsque Hollywood te fait le coup de « Ze trou story of … », tu serres les fesses ; ensuite parce que justement ça pue un peu trop Hollywood et la course à la statuette pour être honnête leur histoire … Le casting c’est simple, même sur 182 mns (Soit la version longue éditée en VHS aux U.S.A en 1980), pas moyen de caser tout le monde. Entre ceux qui cachetonnent (Orson Welles), les mecs sobrement impliqués (Max von Sydow, Malcolm McDowell, Katharine Ross) et le free-style total (Putain, Faye Dunaway on l’aime comme personne mais faut l’avoir au taquet !), ben ça hurle, ça pète les plombs, c’est méchant, c’est gentil, c’est bien du courage et c’est bien du malheur, ça se suicide, mais ça n’implique jamais, en aucun cas, le spectateur. Alors effectivement, on pourrait se dire qu’on n’est pas vraiment dans le registre du drame intimiste quand décide de traiter l’histoire de 937 émigrants juifs qui tentent désespérément de fuir l’Allemagne nazie sur un transatlantique à huit ponts … Mais on a tort ! Un groupe, c’est un ensemble d’individus ! Et c’est justement ces individualités, leurs parcours, leurs drames personnels qui plantent le film de Rosenberg car si peu élégamment exploités, qui le vautre régulièrement dans le caricatural, le larmoyant à la limite du con. Donc en l’état, « Le voyage des damnés », bien raccord avec ce cinoche 70’s ricain qui en fait des caisses, aux castings surréalistes – façon « Airport » (1970), « La tour infernale » (1974) et toute la clique des disaster movies à pattes d’eph’ – sauf que j’avais pas pigé que c’était le propos. (A.Roubi)

Ils en parlent : « Voyage of the Dammed is a sluggish melodrama, loaded with familiar film names who flesh out the diverse formula characters involved in this story about a ship carrying Jews away from Nazi Germany. Based on the book by Gordon Thomas and Max Morgan-Witts, screenplay follows the form of a prototype ‘ark’ film, introducing the specimen couples, herein Jews deliberately loaded aboard a ship to which Cuba will deny entry permit, thereby fulfilling a Nazi propaganda plan. Max von Sydow, a non-Nazi German, is skipper of the ship. Fact that the story is based on an actual, and shocking, incident makes all the more disappointing its transfer to the screen. The action zigs and zags between the cluttered set of characters. » VARIETY (December 31, 1975)

Nb : La version intégrale du film, d’une durée de 182 minutes, fut exploitée en 1980 par le label américain Magnetic Video, dans un coffret regroupant trois VHS.

Liens externes : IMDB …

 

Affiches :

Lobby cards :

Lobby cards set A1 (USA)

Lobby cards set B1 (USA)

(Espagne)

(France)

Voyage of the damned - LC It.A1

(Italie)

Synopsis :

Catalogue (Japon) :

Coupures de presse :

Pavés de presse :

VHS :

Voyage of the damned - VHS USA.A4

(USA)

Voyage of the damned - VHS Jap.A2

(Japon)

Photos de presse :

Photos :

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s