La stanza delle parole (1990)

Synopsis : « Anaïs Nin est une amie du célèbre écrivain Henry Miller, marié à la belle June. Leur relation est ambiguë, d’autant plus qu’Anais est captivé par le charme de June. Un psychanalyste lui fait comprendre que son attirance pour la jeune femme témoigne d’un sentiment d’insécurité, alors qu’Henry, dans son inconscient, représente la figure paternelle. Finalement, Anaïs avoue à Henry ce qu’elle ressent pour June. L’homme, loin d’être jaloux, déclare que sa femme et lui sont également « amoureux » d’elle, mais que leur relation doit cependant rester purement intellectuelle. » (Résumé Cinemagay.it)

Titre original : La stanza delle parole – Pays : Italie – Année : 1990 – Réalisateurs : Franco Molè, Joe D’Amato – Histoire et scénario : Franco Molè, inspiré d’une histoire originale d’Anaïs Nin – Producteur associé : Enzo Sciotti – Maison de production : Filmirage – Photographie : Giancarlo Ferrando (?), Joe D’amato – Montage : Rosanna Landi – Musique : Gianni Silano – Costumes : Laura Gemser – Durée : 97 min. – Genre : Drame, érotique…

Distribution : Martine Brochard (Anais), David Brandon (Henry), Linda Carol (June), Ron Gural (Allen), Gabriele Tinti (Cameo), Laura Gemser (Cameo)…

Dates d’exploitation : (?)

Titres alternatifs : U.K : (Vidéo) The Room of Words…

Notre avis : Au choix : Soit on devient fou, soit on se fout de notre gueule. Alors comme on est curieux de nature, on a jeté un œil à la fiche IMDB de Franco Molè, le réalisateur de « La stanza delle parole », le film dont on cause aujourd’hui. Peau de zob ! Pas de bio, un film en 1980, « L’ebreo fascista » avec Martine Brochard, et puis celui-ci, en 1990, avec Martine Brochard. Voilà, voilà … Attention, c’est pas un pseudo bidon, le mec a existé ! Il a même épousé Martine Brochard ! Là il est mort, mais toujours top crédibilité dans le milieu de la planche spaghetti le Molè. Rien à dire. Juste … On se fout de notre gueule. Parce qu’à Chez Roubi’s, on peut se planter et on s’en prive pas, on n’a pas la science qu’infuse, loin de là. Souvent on tente des trucs faut dire … Bref ! On tente des trucs. En revanche, par acquis de conscience il nous arrive de mater les films sur lesquels on blablate. Pas tous, mais quand même un paquet. Ok, tous. On les mate tous, évidemment ! Et entre-nous y a pas de quoi être fier, parce que ça commence à faire une bonne somme de conneries ingurgitée, rapportée ici tant bien que mal. Car ami lecteur, toi qui t’y connait, explique-nous une bonne fois pour toute comment exprimer textuellement le néant ? Je veux dire, la valorisation de l’absence de tout via le véhicule péloche ? Donc Molè … Le gars a non seulement existé, mais semble – si l’on en croit le survol biographique disponible sur le site de l’association qui rend hommage à son œuvre : L’ « Associazione Franco Molè » – semble être l’une des figures de proue du « Théâtre Nouveau », apanage d’une Ecole Romaine développant pour l’essentiel la base des travaux de l’acteur-écrivain-réalisateur-metteur-en-scène, Carmelo Bene (1937-2002). Autant dire que l’ami Molè, niveau curriculum vitae c’est le genre à calmer du monde. Ecrivain, acteur, metteur en scène, réalisateur et de fondateur de la troupe Alla Ringhiera affiliée au théâtre du même nom, Molè voit la somme de son travail dramaturgique réuni en « Œuvres Complètes », et publiée en 1988 par l’éditeur italien Bulzoni sous le titre « La stanza delle parole ». Ca, c’est un fait. N’empêche que si c’est pas D’Amato qu’a réalisé le film, je me les coupes et je les envoies en colissimo à Daesh pour qu’ils s’en fassent des Boules de Geisha. Un résumé de carrière ! Du « D’Amato pour les Nuls », indéniable ! Et puis il y va pas avec le dos de la cuillère Jojoe : Une adaptation de la nouvelle « Henry & June (Cahiers secrets) » d’Anaïs Nin, carrément ! Et Philip Kaufman qui sortait son « Henry & June » à lui la même année ! Il est de ces hasards dans le show business … Reste à comprendre la raison de ce micmac avec Molè. Ce dernier a-t-il, à l’instar de Raph Donato lors du tournage de Deep Blood, à l’instar de Claudio Lattanzi sur Killing Birds, à l’instar de … commencé le film avant de lâcher l’affaire ? On sait que dans les cas Deep Blood et Killing Birds, Massaccesi avait malgré tout crédité Donato et Lattanzi à la réalisation ; mais comment affirmer qu’il en fut de même dans le cas de Molè ? Ce qui nous laisse pour le moins dubitatif, c’est que le film est référencé sur le site de l’association F.M comme l’un des siens … Il conviendra de se pencher sur la question un peu plus sérieusement, mais on a vraiment du mal à imaginer que certaines scènes du film soient l’œuvre d’un fan inconditionnel d’Antonin Artaud. C’est-à-dire que ce long ralenti sur Linda Carol qui galipette à poil dans la rosée avant de se taper un peuplier … Tu me diras que c’était peut-être le roi de la déconne, j’ai pas lu Artaud ! Mais j’ai tout vu D’Amato ! Pis trois fois !!… Quoi qu’il en soit, nous avons ici affaire, si ce n’est à un grand cru, tout du moins à une bonne cuvée du patron. Pas forcément le genre de péloche à conseiller au néophyte – c’est lent, trèèès lent – mais les fans de Massaccesi s’y retrouveront largement ; si tant est que ces derniers n’entretiennent aucune aversion vis-à-vis de la période Filmirage-Télé7Jours du romain. Nous, on adore ! A noter enfin deux irrésistibles caméos du binôme Gemser-Tinti, et un clin d’œil rigolard à « Un tramway nommé Désir », qui ajoutent encore au charme de cette mystérieuse entreprise. (A.Roubi)

Ils en parlent :

[It.] “Ricordate Henry & June? Derivato da un suo stesso lavoro teatrale, il film di Franco Molè è imperniato sull’ambiguo triangolo formato da questi tre famosi personaggi, ma qui, al contrario del film di Kaufman, le schermaglie di seduzione fra i personaggi si esplicano soprattutto attraverso il gioco inarrestabile delle parole. Con evidente disagio, degli attori e del pubblico” (M. Calderale, Segnocinema 57, 1992)

Liens externes : IMDB, Cinemagay.it

 

Affiches :

VHS :

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