Emanuelle e gli ultimi cannibali (1977)

Synopsis : « Tirée d’un fait divers réel, l’aventure hallucinante d’une journaliste américaine à la recherche d’une tribu anthropophage d’Amazonie. S’enfonçant dans une jungle aux multiples dangers, l’expédition est peu à peu décimée par de mystérieux agresseurs. Jusqu’au jour où les cannibales attaquent dans un déchainement de violence : tortures, sévices, massacre. Dans la chaleur tropicale qui exacerbe les sens, un climat de tension soutenu par de brûlants intermèdes érotiques. » (Résumé VHS « Bloody Track », Proserpine Editions)

Titre original : Emanuelle e gli ultimi cannibali – Réalisation : Joe D’Amato – Scénario : Joe D’Amato et Romano Scandariato – Production : Gianfranco Couyoumdjian – Musique : Nico Fidenco – Photographie : Joe D’Amato – Montage : Alberto Moriani – Direction artistique : Carlo Ferri – Costumes : Silvana Scandariato – Pays d’origine : Italie – Format : Couleurs – 1,85:1 – Mono – 35 mm – Genre : Aventure, horreur, érotisme – Durée : 93 minutes – Public : Interdit aux moins de 18 ans lors de sa sortie en salle en France, actuellement interdit aux moins de 16 ans…

Distribution : Laura Gemser (Emanuelle), Gabriele Tinti (Le professeur Mark Lester), Nieves Navarro (Maggie McKenzie), Donald O’Brien (Donald McKenzie), Percy Hogan (Salvadore), Monica Zanchi (Isabelle Wilkes), Annamaria Clementi (Sœur Angela)…

Dates d’exploitation : Italie (21 Octobre 1977), U.K (1978), France (06 Septembre 1978),  Allemagne (22 Décembre 1978), Pays-bas (05 Avril 1979), Danemark (20 Avril 1979), Finlande (14 Février 1980), Japon (07 Février 1981), USA (Juin 1984)…

Titres alternatifs : Allemagne : Nackt unter Kannibalen, Québec : Emanuelle prisonnière des cannibales, Danemark : Emmanuelle på safari – Espagne : Emanuelle y los últimos caníbales – Finlande : Emanuelle ja viimeiset kannibaalit – France : Viol sous les tropiques, (vidéo) Bloody Track, (DVD) Emanuelle et les derniers cannibales – Pays-bas : Emanuelle en de laatsten der kannibalen – U.K (vidéo) Emanuelle and the Last Cannibals – Grèce : Η Εμμανουέλα στον κόσμο των Κανιβάλων – Russie : (VHS bootleg) Эммануэль и каннибалы – USA : Trap Them and Kill Them

Notre avis : Film globalement médiocre, « Emanuelle & the last cannibals » est pourtant l’un des titres les plus connus de la filmographie de Laura Gemser. Située non loin de Rome, près d’un lac et d’une forêt de bambous, la triste jungle immortalisée par D’Amato tire la gueule à l’écran et peine à convaincre le spectateur, déjà somnolant lors de l’arrivée de la fine équipe dans l’enfer vert, qu’elle puisse être le lieu de tous les dangers pour nos explorateurs aux bras plâtrés. C’est déjà une habitude chez le réalisateur : On met en place une ou deux scènes chocs, bien gores, et on attaque la phase de remplissage avec des séquences « touche-pipi » casse-bonbons. Il n’en demeure pas moins que le film est plutôt plaisant à suivre, et que dans le cas présent, l’attitude ultra punk de D’Amato (Ce gars aurait fait un remake de Lawrence d’Arabie à Paris Plage) séduit plus qu’elle n’agace. (A.Roubi)

Ils en parlent :

[Fr.] « Emanuelle et les derniers cannibales (distribué en France sous le titre Viol sous les tropiques) est un mélange assez curieux d’érotisme et d’horreur. Ainsi la première heure du métrage n’est qu’un généreux prétexte à dévoiler la plastique de ses actrices qui passent leur temps à faire des galipettes dans la jungle. Le propos ethnographique est évacué au profit d’un échangisme de bon ton, qui culmine dans une scène où les deux nymphes se lavent mutuellement dans une cascade, séquence digne d’une publicité Tahiti douche. Toutefois, l’horreur reprend ses droits dans la dernière demi-heure. Capturés par les cannibales qu’on avait un peu fini par oublier, les protagonistes passent très vite à la casserole. Démembrements et dégustations d’intestins sont au menu de ces fins gourmets, qui s’amusent comme des fous en coupant en deux un des explorateurs avec une ficelle enroulée autour de sa taille. » (S.Gayraud & M.Lachaud – Reflets dans un Œil Mort. Mondo Movies et films de cannibales)

[Esp.] « Resulta curioso comprobar cómo la serie «Emanuelle negra» – manufacturada por los italianos – ha ido derivando hacia un cine de aventuras ambientado en lugares exóticos, que incluso merecería el calificativo de ingenuo al no fuera por la presencia de unas escenas donde se utiliza generosamente el sadismo y la pornografía. «Emanuelle y los últimos caníbales» no es otra cosa que un tebeo de aventuras plagado de tópicos y bastante fatigoso. La inclusión de ciertos elementos de intriga no hace sino confirmar el cansancio que empiezan a producir estas películas «S» de carácter «suave» («soft-core», en el argot cinematográfico), cuyas fórmulas y recursos el espectador habitual – y también el ocasional – se saben de memoria. La imaginación no es precisamente Una de las virtudes – suponiendo que tengan alguna – de estos filmes que deben justificar de alguna manera su clasificación «S», sin la cual pasarían aún más desapercibidos. En el caso concreto de «Emanuelle y los últimos caníbales» (casi le da a uno por pensar que el título de marras alude en realidad a los «últimos caníbales» de un cine «pomo» que el público empieza a rehuir), el contrapunto erótico va unido a un sadismo de pésimo gusto, que acentúa la hibridez del producto final. Como se sabe, «Emanuelle negra» (advertencia obligada: la «eme» que falta en el nombre de la protagonista es una simple treta legal y no debe interpretarse como definitoria de una mejor calidad de la mercancía resultante) es una fotógrafo de prensa – la profesión periodística nunca ha tenido demasiada suerte en el cine – que suele realizar sus reportajes en los más exóticos parajes, simultaneándolos con otros quehaceres más propios de la «S». Después de su anterior aventura en Oriente, Emanuelle parta esta vez hacia la selva amazónica en busca de una tribu de caníbales que se creía extinguida, La verdad es que eI espectador termina por preguntarse cuajas son los verdaderos salvajes, puesto que el comportamiento de la gente procedente del «mundo civilizado» resulta tan primitivo como el de los caníbales de pacotilla que aparecen en la película. Curiosamente, el diálogo contiene una alusión en este sentido hacia el final de la cinta, lo que demuestra que sus autores tienen por lo menos un cierto sentido del humor. Esta es la tercera ocasión en que Laura Gemser Incorpora el papel’ de «Emanuelle negra», y la verdad es que sus recursos – me refiero a los Interpretativos – no han mejorado en absoluto. Está secundada por el Inevitable Gabriela Tintl y la española Nieves Navarro, a quien en Ralla rebautizaron como Susan Scott. El director Joe D’Amato – que ya dirigió Emanuelle negra va al Oriente – saca un alerto partido de los exteriores amazónicos y mantiene el tono lujoso y sofisticado que caracteriza a las «Emmanuelles», con una o dos «emes», quo para el caso es lo mismo. » (Li. Bonet Mojica, La Vanguardia, 05/09/1978)

[Fr.] « Attention ! Ce film contient des scènes hautement choquantes où sexe et sang ne font qu’un. Nous déconseillons fortement sa vision aux mineurs, aux personnes sensibles, aux végétariens et aux membres du clergé. » L’avertissement au dos de la jaquette a le mérite d’être clair. Fleuron du cinéma bis pour les spectateurs indulgents ­ et de la série Z pour les plus réalistes ­, Emanuelle et les derniers cannibales est le rejeton dégénéré de deux courants majeurs du cinéma de genre italien des années 70 : le porno soft et le film de cannibales. A l’écran, cela donne alternativement, voire simultanément, des filles peu avares de leurs charmes (dont l’accorte Laura Gemser) et un festival de viande rouge, tripes à l’air et autres seins arrachés. Le film idéal pour une soirée entre amis donc, avec une tranche de pizza dans une main et des substances désinhibantes dans l’autre. A regarder de préférence en VF, dont l’hilarante nullité confine au surréalisme. » DOUHAIRE Samuel (9 septembre 2005 – Libération)

Sylvia Kristel : « Je fais en 1984 une apparition dans Emmanuelle IV de Francis Leroi. Je passe dans ce film le relais à Mia Nygren, très jeune et beau mannequin. Je participerai des années plus tard aux Etats-Unis à des feuilletons télé érotico-gentillets sur le thème d’Emmanuelle. Je ne fais que m’asseoir dans un avion, sagement plantée à côté de mon mari de fiction, véritable ex-James Bond, et nous nous souvenons ensemble de temps libertins et passés. Les scènes érotiques en flash-back sont jouées par d’autres Emmanuelle. Le filon semble inépuisable. Je ne fus pas la seule à l’exploiter. Cette pauvre Emmanuelle en a vu de toutes les couleurs. Black Emmanuelle, puis une ribambelle de titres abracadabrants : Emmanuelle dans l’espace, Emmanuelle et les nonnes, Emmanuelle et les vampires … Mon préféré, le plus drôle : Emmanuelle et les derniers cannibales… Je l’ai échappé belle ! » (Sylvia Kristel – Autobiographie : Nue, dans l’ombre du fantasme)

Anecdotes en vrac : 1) Bien que l’action du film se situe à Tapurucuara, dans l’État de l’Amazonas, au Brésil, le tournage n’a jamais eu lieu en Amérique du Sud, mais s’est déroulé à Latina, en Italie, ainsi qu’à New York et en studio à Rome. 2) La chanson Make Love on the Wing est interprétée par Ulla Linder…

Liens externes : IMDB …

 

Affiches :

Lobby cards :

Fotobuste (Italie)

(Allemagne)

(Australie)

Synopsis :

Coupures de presse :

Pavés de presse :

Super 8 (Allemagne) :

VHS & Betamax :

(Allemagne)

DVD :

Photos :

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